|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Les ouvrages pomologiques de base
Les variétés fruitières se sont répandues d'un pays à l'autre grâce aux échanges de boutures et de greffons et leur nombre s'est accru en même temps grâce aux échanges de graines. Mais par la force des choses, des confusions et des erreurs se sont introduites dans les dénominations et les variétés, dans la même langue et entre les langues différentes. Certains noms sont aussi devenus communs à plusieurs variétés et à l'inverse, plusieurs noms ont été fréquemment attribués à une même variété.
L'Antiquité grecque et latine (Théophraste, Pline, Columelle...) et le Moyen Âge (Capitulaires de
Charlemagne par exemple) nous ont laissés des écrits peu nombreux sur les quelques variétés
fruitières de ces époques. C'est à partir du XVIIe siècle, avec notamment Bauhin, Olivier de Serres,
Jean Baptiste de la Quintinie, directeur des jardins et potagers de Louis XIV, que commencent à se multiplier les publications
pomologiques. Les connaissances pomologiques se répandent au cours du XVIIIe siècle avec Duhamel du Monceau, les
révérends Pères Chartreux de Paris entre autres, pour atteindre une sorte d'apogée au XIXe siècle,
avec la publication dans toute l'Europe, d'un grand nombre d'ouvrages souvent superbement illustrés. L'intérêt
pour la pomologie semble tomber au début du XXe siècle, peut-être en raison des guerres et d'un certain
mépris pour les variétés anciennes, pour renaître depuis une trentaine d'années avec l'éveil
des préoccupations écologiques et la prise de conscience des risques d'appauvrissement du patrimoine
génétique.
Les grands ouvrages de base dont nous disposons aujourd'hui sont les uvres d'auteurs dont les uns, les descripteurs, ont donné des descriptions complètes, souvent illustrées, des variétés fruitières de leur temps, tandis que d'autres, qu'on nomme les nomenclatureurs (traduction de l'allemand) se sont plutôt attachés à dresser la liste des variétés décrites par d'autres en insistant sur leurs synonymes. Le Centre Municipal de Pomologie dispose de l'essentiel des ouvrages des deux catégories publiés dans les différents pays d'Europe et d'Amérique du Nord. C'est au prix d'une telle collection que le contrôle des descriptions, les unes par rapport aux autres est possible et que la détermination actuelle des variétés anciennes encore existantes, peut être effectuée avec un maximum de fiabilité. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
"Majoribus consultis, nova aedificare"
Les anciens ayant été consultés, on peut aller de l'avant |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le dossier variétal
L'outil de travail du Centre Municipal de Pomologie est le dossier variétal,
qui réunit tout ce que les ouvrages des descripteurs fournissent sur une variété portant le même nom
chez chacun d'eux. Dans ce dessein, les ouvrages originaux ont été photocopiés et les copies des pages
reclassées dans les différents dossiers.À ce stade, l'examen des contenus des dossiers révèle souvent des incohérences. Il arrive alors que les données doivent être remaniées soit par la réunion de plusieurs dossiers soit par la division d'un dossier en plusieurs sous-dossiers. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Liste des espèces fruitières et de leurs variétés répertoriées dans les dossiers du Centre Municipal de Pomologie | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les cartes d'identités fruitières Nous réalisons des "cartes d'identité variétale" établies à partir des descriptions vérifiées de la littérature pomologique. Les sources documentaires figurent sur la carte d'identié avec une photographie ou une illustration en couleur du fruit mûr et la mention des confusions possibles avec d'autres variétés. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |